Un grand bassin de 25 mètres, un toboggan pour le petit bassin, un espace d’aquabike, un sauna, un hammam… la piscine du Haut-Phare est tout équipée. Et cerise sur le gâteau, « on a pu augmenter la température de l’eau pour un meilleur confort des usagers, sans dépenser plus d’énergie », apprécie François Ployart, président du Sergep (Syndicat d’étude, de réalisation et de gestion d’un établissement piscinier) du Pays du Neubourg. Car la piscine du Haut-Phare, ouverte en 1996 par un regroupement volontaire de 45 communes des environs, est désormais chauffée grâce au méthaniseur non loin. « On est précurseurs », souligne François Ployart. Comment ça marche ? Les déchets végétaux des agriculteurs du secteur sont digérés par le méthaniseur pour créer du biométhane, un gaz qui permet d’alimenter un gros moteur, qui lui-même produit de l’électricité injectée dans le réseau. Ce moteur produit aussi de la chaleur, qui serait perdue… si elle n’était pas captée : l’eau utilisée pour refroidir le moteur est acheminée dans des tuyaux (un réseau de chaleur) jusqu’à la piscine. Elle arrive à 76°C, sert à chauffer l’eau des bassins, les bureaux, et même d’autres bâtiments – le complexe sportif de la Ville du Neubourg notamment – puis repart, refroidie, dans le circuit. « Depuis la mise en service l’année dernière, on a produit près de 1 600 MW grâce à ce système. C’est une énergie locale, disponible, verte, et souvent moins chère », décrit François Ployart. Un exemple à suivre ? Découvrir la piscine du Neubourg