Cinq ans maintenant que le SPN Vernon a ouvert une section basket inclusif. Une ouverture qui au final profite à tous selon les dires du manager-entraîneur du club. Un lundi après-midi, dans la petite rue Ambroise-Bully de Vernon, se cache le gymnase César-Lemaître. Là, à l’entresol, une salle de basket. Jean-Philippe Tailleman enfile quelques paniers comme à la grande époque. Il attend les jeunes en situation de handicap (moteur ou mental) de l’AP2R. Deux garçons et deux filles arrivent et saluent leur coach par un vibrant bonjour. Depuis désormais cinq ans, le SPN a ouvert une section basket inclusif. « L’idée est de mixer les publics. Des enfants en situation de handicap qui jouent avec d’autres enfants dits “ordinaires”selon le vocable en usage. Ces derniers tirent vers le haut leurs copines et leurs copains. On remarque que la demande des enfants ou des familles est là. Néanmoins, on ne va pas au-delà de 7 basketteurs par séance. » Pas de sifflet comme lors d’un entraînement usuel. Ici, Jean-Philippe Tailleman parle doucement. Toute-fois, il corrige lorsque le geste n’est pas bon. « Chichi, c’est une passe de foot ça. Allez, le ballon devant le ventre, tu écartes les bras et tu pousses. Orlane, toi, prépare bien tes mains, » Toute la saison, les enfants en situation de handicap s’entraînent afin de parfaire leur technique. « Leur effort vise à un objectif : préparer notre fête du club en juin. Nous organisons un grand gala et ils y ont tout à fait leur place. Depuis 5 ans maintenant, pour nous, entraîneurs et licenciés du SPN Vernon, je peux l’affirmer, notre regard sur le handicap a évolué et les bienfaits sont partagés. Parce que cette ouverture profite à tous. Elle nous change en bien, en mieux, j’ose espérer », glisse coach Tailleman avec des étoiles plein les yeux. Toutes les infos sur le club