Sa performance a fait connaitre ce handisport, et surtout le visage de cette femme de 27 ans, licenciée du club Actions Win’27 de Gaillon qui s’entraîne à Verneuil d’Avre et d’Iton. « J’ai découvert la boccia à 12 ans. Ce sport représente toute ma vie aujourd’hui », explique celle qui s’entraîne 2 fois par semaine aux côtés de Claudine Llop Cliville. « Je dis souvent que Claudine est mon couteau suisse. En compétition, elle est aussi ma tierce personne, ma coach et avec la notoriété, elle est aussi mon agent. Elle m’accompagne bénévolement. J’aimerai qu’elle soit davantage reconnue. » Six mois après les Jeux, les souvenirs marquants restent encore gravés : « C’était une expérience extraordinaire : première médaille d’or en boccia, porte-drapeau, éteindre la flamme, c’est juste incroyable. » Elle ne s’attendait pourtant pas à l’engouement médiatique qui a suivi, entre Unes de journaux et plateaux télé. « Je suis très heureuse que la boccia ait été médiatisée. Mais si les médias ne s’étaient pas intéressés à moi, je n’aurais pas été déçue car je suis assez discrète. » Elle se rend régulièrement dans les écoles pour sensibiliser sur le handicap. « Les enfants sont les adultes de demain. C’est important qu’ils ne voient plus uniquement le handicap mais les aptitudes, qu’on me voie comme une sportive de haut niveau. Je pense que ça, je l’ai réussi ». Tout comme devenir la première femme championne de France de boccia le 2 février. Prochain défi : les championnats d’Europe en juillet. Sa victoire aux Jeux Paris 2024