Ils arrivent de bonne heure au volant de leur camion-atelier itinérant. Ils côtoient ici un primeur, là un rémouleur, ou encore un truck à burger. Avec le Doct’Eure Vélo, pas besoin de rendez-vous, il suffit d’aller à leur rencontre et de leur présenter un deux-roues à plat ou qui grince. Généralement la consultation dure une grosse demi-heure. « Dans un premier temps, on regarde l’état général du vélo, puis on entre dans les détails. Pneus, freins, transmission, chaîne On ausculte la bête, puis on prodigue nos soins. » Chacun s’affaire autour de son « patient ». Peu importe l’âge et la motorisation : « Près de 30% des vélos que l’on nous confie sont désormais électriques. »
Depuis fin 2022, ils arpentent le département. La liste des haltes réparatrices est impressionnante (les dates et lieux sont à retrouver sur leur Facebook) : Saint-Sébastien-de-Morsent, la Barre-en-Ouche, Bernay, Saint-André-de-l'Eure, Harcourt, Beaumont-le-Roger, Gravigny, Arnières-sur-Iton, Le Neubourg, Ferrière-au-Clocher, Brionne, Rouge-Perriers, Quittebeuf, Nassandre-sur-Risle, Goupil-Othon, Sacquenville, Amfreville-Saint-Amand, Emanville, Calleville. « On change de bureau chaque jour. Et chaque matin, on ne sait pas comment va se passer la journée. Voilà pourquoi, nous avons choisi l’itinérance. On rencontre ainsi des cyclistes des villes et des champs. »

Chaque jour, un nouveau bureau
Ce jeudi matin, quand le Deux Sept arrive avec sa bicyclette, Séverine et Philippe œuvrent sous le barnum accolant le camion. À l’intérieur se trouve un atelier où tout est rangé bien à sa place. « C’est tout de même bien plus petit qu’un garage ou qu’une boutique. Nous avons pour politique de réparer et entretenir toutes les marques. » Séverine reste un peu à l’écart. « Je suis un peu timide et Philippe s’en sort très bien. » En effet ! Il poursuit ainsi : « Il faut bien savoir qu’un vélo bien entretenu, il peut durer sinon toute une vie, mais au moins entre dix et vingt ans. »
Tony a entendu parler du Doct’Eure Vélo dans un bar de Gravigny, il s’approche doucement avec son tricycle couché. « J’aimerais bien le passer à l’électrique. » Immédiatement, Philippe a les yeux qui brillent. « Voilà ce que je disais. Aucun jour ne ressemble au précédent et nous effectuons de belles rencontres… »
