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Deux-Sept
Succès fulgurant, Burger Factory, la petite chaine (de restauration) qui monte, qui monte…
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Succès fulgurant, Burger Factory, la petite chaine (de restauration) qui monte, qui monte…

Le cliché est celui-ci : nourriture rapide (fast food selon l’expression désormais consacrée) et grands centres urbains, des cathédrales de verre accueillant des établissements franchisés, en rez-de-chaussée. Burger Factory, malgré un nom qui sonne plus Hudson que l’Eure, a vu sa saga débuter à Bosroumois, commune rurale de 3 872 âmes. Le Deux Sept vous raconte cette saga à succès…

C’est là que Baptiste Demuynck a ouvert son premier restaurant labellisé Burger Factory, en 2018. Pourtant, l’aventure avait débuté quelques années plus tôt : « Oui, je suis un fils d’agriculteur. Je ne voulais pas embrasser mon histoire familiale. Dans un premier temps, j’ai œuvré dans la pizza et j’ai ouvert mon premier restaurant à 20 ans. Puis un second. » Modestement, le jeune patron dynamique glisse : « J’ai toujours aimé entreprendre. En 2018, Big Fernand change la donne dans le burger. Des personnes réfléchissent à monter en gamme, et arrivele burger gourmet et là ça fait tilt. Je pense à mes racines agricoles et j’imagine un burger et des frites en filière courte, avec le maximum de produits eurois. Je me lance avec un associé et nous ouvrons notre premier Burger Factory, à Bosroumois, en mettant chacun 15 000 € sur la table. »

12 restaurants en 8 ans !

L’enseigne euroise reprend les codes des géants américains : bornes de commande, aire de jeu, drive, parking, des burgers qui restent à la carte et d’autres saisonniers en édition limitée. Dans quelques jours, Burger Factory ouvrira, à Saint-Étienne-du-Rouvray, son 12ᵉ restaurant. Ascension vertigineuse en à peine 8 ans. La formule plait : pain qui se tient, frites fraîches, viande qui n’est pas surgelée, et des recettes normandes gourmandes, à prix très raisonnables. « On achète sur palette pour proposer une addition pas trop élevée et ainsi conserver un bon rapport qualité-prix. Métro nous accompagne depuis le début de l’aventure et nous avons fixé avec cette centrale d’achat une clause de proximité. »

« S’étendre, oui, mais surtout durer »

Questionné sur son sandwich préféré, Baptiste Demuynck n’hésite pas : « J’avoue un petit faible pour le burger Neufchâtel, miel eurois et noisette. Le truc est que le Neufchâtel est passé à la plancha. Un petit détail mais qui selon moi fait toute la différence parce qu’il n’est pas uniquement posé sur la viande. Nos smashs plaisent bien également, pour ce type de cuisson le surgelé et les matières grasses sont proscrits, et c’est la caramélisation (réaction de Maillard) qui fait toute la différence. »

« Créer une culture d’entreprise »

Bosroumois demeure l’épicentre de la galaxie Burger Factory. « Oui, je reste attaché à mon terroir, mes racines. Le projet est de mailler la Normandie mais pas forcément de s’exporter. Je trouve qu’évoluer sur un rayon de 100 km est bien suffisant. » Le patron fait un stop et relance : « Vous savez, l’objectif premier est certes de s’étoffer mais surtout de durer. Actuellement, Burger Factory travaille avec 150 salariés. On prône le 35 heures par semaine, on essaie d’avoir le moins possible de turn-over. On n’embauche jamais un patron de restaurant venant d’une autre enseigne. Nous voulons créer une culture d’entreprise où les relations humaines sont sereines et bienveillantes. »