À plus de 40 ans, Yannick Ampoulié tient une forme impeccable. Il glisse derrière son étale. Poissonnier ironman, kezako ? « Je pratique le triathlon et j’ai eu la chance de me qualifier deux fois pour l’Ironman à Hawaï. » Premier indice, le forçat de la sueur est un modeste. Parce que la chance n’a que très peu de place au triathlon. Et encore moins dans la catégorie Ironman.
Sportif complet et rigoureux, licencié au Triathlon Pays du Neubourg, le poissonnier neubourgeois a parcouru l’Europe pour s’aligner dans les meilleurs compétitions. Il a ainsi décroché des qualifications pour les championnats du monde. Puis il s’est lancé l’aventure Iron Man. « En vieillissant, on devient moins explosif mais à force de travail, on peut gagner en endurance. J’attaque la quarantaine et j’ai toujours envie. »
Une poissonnerie à faire tourner, une famille avec deux enfants, une activité d’entraîneur Triathlon Pays du Neubourg, quel est donc le secret pour tout concilier ? « Le sport est pour moi une hygiène de vie, il participe à mon équilibre. Mes journées commencent, se terminent tard, je conduis mes enfants à l’école en triporteur. Le sport cadre ma vie, et c’est ainsi que je suis heureux. » Et tous les mercredis après-midi, il donne de son temps pour entraîner l’école de triathlon et transmettre ainsi sa passion aux plus jeunes.

Ironman, un sportif d'acier
Des dingos ont trouvé que le triathlon était une compétition un peu pépère avec 1,5 km de natation, 40 km de cyclisme et 10 km de course à pied. La compétition de l’homme de fer triple ou quadruple les distances : 3,8 km de natation (soit 152 longueurs à la piscine du Neubourg), 180 km de cyclisme et un marathon ou presque pour finir, 42 km de course à pied. Éléments à prendre également en compte, les dénivelés. Hawaii ne ressemble en rien au Plat Pays. Lors de sa 2e participation, en 2022, l’Eurois a bouclé l’affaire en 9h33, pour une 23e place au scratch et une 8e dans sa catégorie d’âge. Plaisir ou souffrance ? « Il y a évidemment les deux, on passe par des états difficiles, mais le plaisir l’emporte sinon j’arrêterai tout. »
Et la poissonnerie dans tout ça ?
« Un hasard. Au collège, les parents de mon meilleur pote tenaient une poissonnerie. J’ai donné quelques coups de main, notamment pour les fêtes. Assez vite, j’ai pris goût au métier de poissonnier. Ensuite, j’ai travaillé sur Paris avant de décider de m’installer au Neubourg, voici 9 ans. Un bon choix parce que j’adore travailler, vivre et faire du sport en Normandie. »