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Deux-Sept
Les forêts de l’Eure changent de visage : entre adaptation climatique et gestion durable
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Les forêts de l’Eure changent de visage : entre adaptation climatique et gestion durable

Difficile équilibre entre gibier et forêt

Autre enjeu majeur : la cohabitation entre la faune et la flore. « Près de 50 % des surfaces forestières sont en déséquilibre », alerte Claude Chastas. Les sangliers, trop nombreux, causent des dégâts importants : ils mangent les jeunes pousses et les glands, empêchant les chênes de se régénérer naturellement. Pour protéger les plantations, l’ONF installe des clôtures et fait appel à des chasseurs pour réguler les populations.

Le bois mort, un refuge pour la biodiversité

En se promenant, il n’est pas rare d’apercevoir des troncs morts au sol. Loin d’être un signe d’abandon, c’est un choix écologique assumé : « Nous laissons environ trois arbres morts par hectare, car ils abritent oiseaux, insectes et champignons », précise le forestier. Le bois mort joue un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité.

Des forêts mieux protégées contre les incendies

Avec la hausse des températures, le risque d’incendie en forêt augmente dans l’Eure. Le département fait désormais partie du dispositif de Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI). Les feux sont plus fréquents à cause de la sécheresse dans les forêts. (Et surtout des feux sauvages ou mégots de cigarettes !) À partir du 1er janvier 2026, les propriétaires de bâtiments situés en zone forestière auront l’obligation de débroussailler leur terrain (par exemple, 50 mètres autour d’une voirie), sous peine de fortes amendes.